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mercredi 1 avril 2009

Une image, un son : focus sur ARNAUD PAGÈS...



Qui êtes vous Arnaud Pagès ?

Je m’appelle Arnaud Pagès, je vis et je travaille à Paris.
Je suis peintre, graphiste et illustrateur. J’ai commencé par la BD quand j’étais jeune, mais je me suis vite rendu compte que le récit m’ennuyait, donc je me suis tourné vers la peinture et le dessin. J’essaye avant tout de construire un univers graphique cohérent, moderne et personnel. 
Aussi bien en dessinant pour la presse, qu’en collaborant avec des marques ou en faisant des expos.

Parlez nous de cette image, de votre travail en général ?

Cette image est tirée de ma récente collaboration avec la marque Kulte.
On a monté un projet sur le thème des serial killers, là en l'occurrence il s'agit de Jeffrey Dahmer, surnommé le "cannibale de Milwaukee".
J'aime bien travailler sur des projets qui ont une vraie épaisseur.
Pas sur des trucs bling bling qui seront oubliés en deux secondes.
Cette image, c'est mon travail influencé par l'utilisation de photoshop.
Mais parallèlement, je fais beaucoup de peinture. Avec une approche différente, plus épurée.

Pourquoi avoir choisi ce son ?

Perso, j'ai beaucoup été influencé par le hip hop. 
Je ne suis pas un graffiti artiste, dans le sens ou je n'en ai jamais fait et ou mon travail n'est pas visible dans la rue. 
Mais c'est un mouvement qui a été très important graphiquement pour moi et qui continue encore aujourd'hui de l'être.
Une grande source d'inspiration.
Ce morceau d'IAM date de 1996, et je trouve qu'il n'a rien perdu de sa puissance. Une des plus belles productions du hip hop français sans aucun doute.
Et puis Kulte est une marque marseillaise, donc je leur fait un petit clin d'oeil en choisissant ce titre.

Vos projets ?

L'exposition "Fifteen most corrupted" à la galerie JTM. 
Vernissage le 7 mai au 36 rue Charlot dans le 3eme arrondissement. 

jeudi 26 mars 2009

Une image, un son : focus sur Arnaud Le Gouëfflec…



Qui êtes vous Arnaud Le Gouëfflec ?

J'écris des chansons, des romans et des scénarios de bande-dessinée. 
J'aime construires des histoires.
J'essaye de fabriquer un labyrinthe de chansons et d'histoires où on pourrait se perdre.

Parlez nous de cette image, de votre travail en général ?

C'est un robot. 
Je trouve qu'il a beaucoup de dignité. 
Il ne lui manque que la parole. 
Il faudrait écrire quelque chose sur lui.
Je fais de la chanson, mais je me nourris de rock, de krautrock, de musique expérimentale, de dub. 
J'ai été influencé par Daniel Johnston, et je me suis mis à enregistrer des cassettes à la fin des années 90. 
J'ai été fasciné par Tom Waits, et j'ai monté l'orchestre préhistorique avec des musiciens qui savaient jouer des percussions vaudou et de la guitare rouillée. Et comme j'étais fan de King Tubby, je me suis procuré une chambre à échos. Derrière la chanson, il y a toujours une dimension expérimentale. 
J'ai eu la chance de pouvoir jouer avec Jad Fair, ou Damo Suzuki de Can, et ça a nourri mes chansons.
 
Pourquoi avoir choisi ce son ?

Je voulais collaborer avec John Trap et Ootiskulf parce qu'ils m'épataient.
J'ai écrit Starouarz sur mesure pour eux, parce qu'ils ne sont jamais remis de la Guerre des étoiles. 
Moi non plus d'ailleurs. 
Je m'étais bricolé un sabre laser avec une brosse d'aspirateur, et j'étais fasciné par le château de Jabba et ses monstres. Je possède toujours un chasseur à aile X, mais il est cassé.
C'est une chanson qui parle de la nostalgie des jouets en plastique de la Guerre des étoiles, et de la difficulté à quitter l'onirisme de l'enfance pour entrer dans le désespérant monde des adultes. Ootiskulf n'avait pas l'habitude de chanter en français, mais ça ne s'entend pas. 
On a l'impression qu'elle a toujours fait ça. Et John Trap a arrangé le morceau avec brio, j'étais très ému quand je l'ai entendue. 
J'écris des chansons depuis longtemps, mais celle-là me tient particulièrement à coeur.

Vos projets ?

J'aimerais bien écrire d'autres chansons, ou des textes sur des musiques de John Trap, pour Ootiskulf.
Sinon, je m'apprête à sortir un album en septembre, Le disque vert. 
C'est un double album mi-chanson mi-expérimental, que j'ai enregistré avec l'Orchestre préhistorique et des invités comme Noël Achoté ou Eugene Chadbourne, qui est un de mes héros. 
Je vais publier une Bd chez Glénat en Juin, dessinée par Olivier Balez, qui s'intitule Topless, et un roman chez Ginkgo éditions, l'Irrésistible.

lundi 16 mars 2009

Une image, un son : focus sur REVEREND TOM FROST…



Qui êtes vous Reverend Tom Frost ?

Un Howlin’ Singer & un Stompin’ Musician.
J’aboie, je tape du pied, je gratte, et j’en écrase sévèrement sur un clavier de piano.


Parlez nous de cette image, de votre travail en général ?

Cette image est tirée de l’excellent ‘Curse Of The Werewolf’ 
(Terence Fisher 1961)
Un film que j’ai dû manger une centaine de fois depuis que je suis enfant.
J’aurais pû choisir Lon Chaney dans le phantôme de l’opera, mais l’esprit est le même.


Pourquoi cette image ? 
I don’t know doc. Seulement, j’ai toujours construit mon travail sur cette ‘imagerie’ qui me tient à cœur. L’horreur, la répulsion, l’incompréhension, et cette foutue tendance de l’homme à combattre la bête qui sommeille en lui. On retrouve ces thèmes dans la littérature gothique américaine de O’Connor par exemple, j’aurais donc pû choisir une couverture de bouquin mais bon, ne plaisantons pas trop non plus, ce n’est pas le salon du livre que je sache.
Bon on s’éloigne.

Mon travail ? Je mange, je mâche, je digère, je construis, je casse tout, je reconstruis tant bien que mal avec des moyens de fortune, j’éructe, je vomis (roh ça va, c’est une métaphore), bref, je suis une sorte de musicien ‘playskool’, sauf que je ne suis pas en pâte à modeler.

Pourquoi avoir choisi ce son ?

Saint James Infirmary, le thème simple et direct par excellence, un truc venu d’un monde qui n’existe plus, la mort expliquée pour les enfants par un vieux preacher man qui tient une bouteille de Bourbon dans la main. Je te le dis moi, simple et direct, pas de chichis.

Vos projets ?

Un resto ?
De nouveaux enregistrements en studio ?
Un nouveau disque ?
Une tournée au Mexique ?
Advienne que pourra, Dieu protège les siens, le Diable protège les puissants.

lundi 9 mars 2009

Une image, un son : focus sur EGLANTINE MOLOKOSTAR…























QUI ÊTES VOUS EGLANTINE ?

Eglantine Aubry aka Molokostar née de père connu dans le milieu (de la photographie), d’une mère télévisuelle, et d’une petite part encore visible sur mon visage d ex-URSS.
Je parle anglais avec un accent que personne n’a jamais réussi à réellement identifier (les anglais du nord le disant du sud et vice versa). 
Comme toutes les jeunes filles de paris- bastille 2009, je porte une frange, les ongles rouges, un casque sur les oreilles et je bois ma pinte de bière a la paille.
J’ai passé ma plus tendre enfance rivée devant les Shadocks, le Roi et l Oiseau et le Magicien d’Oz , ce qui explique probablement mon perpétuel report de l’arrivée à l'âge adulte.
J ai une passion pour le chiffre 4, la couleur rouge, Jean Rochefort, et les hallucinations nocturnes .

Ah oui
Je fais des images aussi

PARLEZ NOUS DE CETTE IMAGE, DE VOTRE TRAVAIL EN GENERAL ?

Dans mon travail, je me ressens comme un miroir, un miroir sympathique, un miroir qui renverrait de bons souvenirs; un reflet amélioré, souvent teinté de nostalgie.
Je reste extrêmement attachée aux albums de famille, aux images de vacances, de mon enfance ou des générations précédentes. 
Me revient par exemple (allez savoir pourquoi), une toute petite photo noir&blanc de mon père dans une carriole en bois, mon grand père se tient debout à ses cotés, l’air hilare.
C'était la guerre, c'était l’horreur, le grand père a été déporté quelques années après, mon père a aujourd’hui 70 ans, mais cette photo reste là, et se charge petit à petit d’un sens qu’on aurait jamais soupçonné dans les années 40.
Voilà ce que je fais, ou en tout cas essaye de faire, traquer la naïveté dans ses derniers retranchements.
Les autoportraits partent de là. 
De ces souvenirs d’enfance, d’ailleurs la plupart d’entre eux sont réalisés sur “mon île”, Noirmoutier, où, comme chacun sait, poussèrent toutes les gaufres au sucre glace du monde dans les années 80. Cette facette de mon travail s’est imposée il y a deux ans, suite à la perte 
d'un être cher, photographe de talent, grand enfant devant l’éternel, Sébastien Mazière www.sebastienmaziere.com
L image que je vous propose lui est justement dédiée.
Ensuite, il y a mon goût pour la musique, depuis quelques années plutôt indépendante et souvent lo-fi. 
La musique comme lien surtout, comme unité de temps et de lieu, les concerts, les discussions interminables, 
les open mics, ...
La “familiarité” si on peut dire.
J'ai découvert là un refuge inespéré, une sorte de grande fête sur un radeau au milieu de nulle part. 
Je crois bien que pour rien au monde je ne descendrais de là.
Je crois bien que je ne serais pas la première à faire demi tour au moindre signe de terre d'ailleurs, l’important c’est le voyage, pas la destination.
(mon dieu quel ramassis interminable de clichés , vous avez le droit de sauter des paragraphes , je ne vous en tiendrais pas rigueur)

POURQUOI AVOIR CHOISI CE SON ?

Ca s'est fait tout seul , lorsqu' après avoir lu son excellent essai sur Daniel Johnston
(http://www.rosab.net/ , à J comme Johnston) j’ai décidé de réécouter le premier album de Willfried* 
(“Songs for mum & dad”) dans la rue, en marchant, comme tout doit s'écouter.
C est difficile d’écrire sur les gens auxquels on tient, surtout lorsqu’ils sont d’une complexité et d une franchise telle mais je vais essayer.
Il y a chez Willfried* une sensibilité presque photographique, une écriture de l’ombre, une dualité assumée qui me fascinent. 
Une simplicité désarmante aussi.
Je me disais en l’écoutant l’autre jour que certains de ses sons me faisaient l'effet du brouhaha d une cour de récréation la nuit.
Et tout ça colle bien, en tout cas dans mon esprit, aux images que je produis.
J’ai choisi précisément cette chanson, je ne sais pas l'expliquer autrement, tout simplement parce qu’elle me touche.

VOS PROJETS ?

Me trotte dans la tête l’idée de réunir quelques séries et d’en faire un livre.
Pour l'instant le coté exposition ne me tente que très peu. Peur d'opposer un lieu à des images si personnelles, peur qu’en les y pendant elles ne s'étouffent.
Je les veux transportables, proches , olfactives ; je veux qu on puisse s y réfugier n’importe où ... des amies imaginaires en quelque sorte.

Eglantine Molokostar, 9mars 2009


www.molokostarphotography.com

lundi 23 février 2009

Une image, un son : focus sur ALISTER…
























QUI ETES VOUS ALISTER ?

ACI. PCS 354b. Et aussi, une protection pseudonymale contre "l'opprobre et le scandale" comme disait Serge Lama.

PARLEZ NOUS DE CETTE IMAGE, DE VOTRE TRAVAIL EN GENERAL ?

Mon travail c'est remplir le vide.
Particule et anti-particule.
Comme tout le monde...

POURQUOI AVOIR CHOISI CE SON ?

Parce que "Crash" est ma chanson préférée du Velvet Underground.
Que Lou Reed n'y participe pas.
Sterling Morrison et Moe Tucker non plus. Qu'à cette époque, 1972, c'est Doug Yule qui a "hérité" du Graal.
Que ce disque, "Squeeze", d'où est tiré ce titre, n'a jamais été réédité en CD, à ma connaissance, et que ça en dit long sur l'industrie (et pas que les maisons de disque). Que le groupe Squeeze, grosse influence aussi, a tiré son nom de cet album "honteux", "scélérat", "oedipien" (mais après tout Reed avait déjà viré Cale de façon assez lamentable) mais excellent et d'autant plus intéressant que c'est la honte de la famille.

VOS PROJETS ?

Un troisième album puis un deuxième.

ALISTER, 23 février 2009

NB

ALISTER est un artiste génialement fou, décalé, déjanté, absurde, rare et précieux. Ses textes, aiguisés comme une lame de cutter et affûtés comme une pince sans rire, dégagent une nonchalance et un humour noir dévastateur et salvateur.
En quelques mots, quelques phrases, ALISTER réussit à dire des choses profondes, essentielles et vraies en driblant systématiquement son sujet comme un footballeur de grande classe qui n’aurait pas encore appris les discours stéréotypés d’après match.
Le contre-pied est toujours parfait, la parade du gardien complètement improbable et la ola des bien-pensants forcément désynchronisée par tant de coups de savates décochés avec talent dans leurs petits arrière-trains un peu mou du genoux.

Extraits de PLAYLIST (éditions aNTIDATA), son recueil de nouvelles :

« Pour lui, alors, l'humanité se divisait en deux : il y avait les gens qui laissaient leurs croûtes de pizzas et les autres ». (nouvelle, Je suis le mort)

« Sa petite culotte accueillait en son derrière un « vendredi » au lettrage fleuri. On était « mardi ».
(nouvelle, Candy lit)

« L’extincteur semble avoir été inventé par un français, François Carlier, en 1866 (la même année que l’invention de la dynamite par Alfred Nobel).

Mais qui a inventé les barbes à papa ?» (nouvelle, Vingtième dépression nerveuse)

« Lors d’une visite médicale à la médecine du travail, on lui avait fait passer le test du QI. Il avait 158.
Il ne l’apprenait qu’à 372 mois et quelques. Il aurait pu faire cosmonaute. Ou Karajan. (soupirs) ».
(nouvelle, La mort d’un héros)

«Evidemment Bruno était un abruti fini. Le genre de type qui revient bronzé en février, s’épile les couilles, s’intéresse aux nouveautés en montres de luxe, va en boîte sur les Champs Elysées et parle de ses plans « C » quand il ne sait plus quoi dire, c’est-à-dire à peu près tout le temps».
(nouvelle, Voilà ton homme)

« Il n’avait pas pris son portable. Il le prenait rarement quand il allait aux toilettes chez lui ».
(nouvelle, Epilogue)

Achetez son disque et son livre, bordel ! Aucun mal ne vous sera fait.

CHICKEN TANDOORI, hier soir

jeudi 12 février 2009

Une image, un son : focus sur MATTHIEU SIBONY...
























QUI ETES VOUS MATTHIEU SIBONY?

Ancien Business Affaire de PREMIERE HEURE (production de films) fondateur et associé de SCHMOOZE société de production de bandes son pour les films, associé de KUSKUS avec Mimi XU, noctambule internationale avérée et DJ émérite officiant sous le pseudo de Misty Rabbit et Grégoire GALIAN fondateur du groupe KOJAK, roumain alcoolique et casseur de genoux, et PREMIERE HEURE.
Plus en détails plutôt que de parler de moi, même si je suis très sympa, je préfère parler de ce que je fais:
SCHMOOZE officie depuis 10 ans dans la production de bandes son pour des films publicitaires. En deux mots, nous cherchons les musiques pour des campagnes, négocions les droits quand il s’agit de titres existants et produisons des titres originaux. Nous nous occupons des mixages et des enregistrements de voix off dans notre studio intégré. Récemment nous avons synchronisé les DANDY WHAROLS sur une pub Citroën, HOUSSE DE RACKET sur une campagne Lacoste et PERSEPHONE’S BEES sur les Pages Jaunes.
Deux souvenirs notoires :
le meilleur : un enregistrement aux studios ABBEY ROAD avec David WHITAKER (arrangeur de Gainsbourg et compositeur du thème de cordes des ROLLING STONE samplé par THE VERVE dans «Bitter Sweet Symphony») et le souvenir le plus surréaliste : arriver à caser à KINDER un morceaux de NEW ORDER !!!
Depuis 3 ans SCHMOOZE fait de la supervision musicale sur des longs métrages, au gré des rencontres. On peut citer « Hotel Chevalier » de WES ANDERSON, « Darling » de CHRISTINE CARRIERE où nous avons confié le score à Dan de THE DO (bien avant la sortie de leur album) et plus récemment ESPION(S) de Nicolas SAADA
(je vais y venir).

KUSKUS est une structure qu’on pourrait définir à minima comme un label. En réalité c’est une structure libre de développement d’artistes et de projets créatifs divers liés à la musique. A ce jour nous avons sorti :

Une compilation de titres folks pour VANESSA BRUNO (des tubes qui n’en ont pas été, des pépites rares, des morceaux qui n’ont pas eu la trajectoire qu’ils auraient pu avoir, exemple : Caroline Goodbye de COLIN BLUNSTONE, Dancing in the Moonlight de KING HARVEST, Love Song de LESLEY DUNCAN et Tonight de SIBYLLE BAIER).

Le premier album des HOUSSE DE RACKET, duo éléctro-pop explosif parisien, auteurs du tube Oh Yeah.

Des singles de YOU ! et VIVEK SHRAYA,

La compilation BROKEN HEART IN PARIS sur l’amour malheureux et Paris.

PERSEPHONE’S BEES, groupe de pop retro de la scène de San Francisco, auteur du tube NICE DAY.

PARLEZ NOUS DE CETTE IMAGE, DE CE SON, DE VOTRE TRAVAIL EN GÉNÉRAL.

Le visuel de l’affiche du film ESPION(s) de Nicolas Saada associé à un morceau tiré de la BOF du même film. Pourquoi cette association ?
Elle est évidente à tous les niveaux pour moi :

Il s’agit de l’affiche d’un film sur lequel SCHMOOZE a produit la bande son que nous avons confié à Cliff MARTINEZ (auteur des bandes son des films plus « auteurs » de Steven SODERBERGH comme « SEXE MENSONGES ET VIDEOS » TRAFFIC et le mythique « SOLARIS ». Pour la petite histoire, Cliff MARTINEZ a été le premier batteur des RED HOT CHILI PEPPERS.
La musique d’ESPION(S) est la première bande son qu’il réalise en Europe.
Ce titre :

De part la personnalité même de son auteur Nicolas SAADA, initiateur et animateur de l’émission culte Nova fait son cinéma sur Radio Nova. Comment ne pas incarner mieux le lien entre le son et l’image en évoquant la musique du 1er film d’un amoureux de musiques de film.

Esthétiquement enfin tant ce visuel que cette affichent traduisent la même intention. La tension d’un film noir associée au romantisme résigné d’une histoire d’amour déchue.

VOS PROJETS ?

Sur SCHMOOZE nous travaillons sur la supervision du film de Sébastien LIFSHITZ « Mon Faible Cœur », « Toutes Les Filles Pleurent », premier long métrage de Judith GODRECHE, « The Time That Remains », prochain film d’Elia SULEIMAN, et bientôt l’adaptation de « L’Amour Dure Trois Ans » de Frédéric BEIGBEDER, ces deux derniers étant produits par Michaël GENTILE

Sur KUSKUS : la sortie du prochain EP de YOU ! HATE dont un clip qu’il ne faudra pas manquer avec à suivre le 1er album de YOU ! La sortie du premier album de GHOSTCAT, groupe londonien, rencontre ambitieuse entre BLONDIE et les YEAH YEAH YEAH’s. La sortie de l’album de VIVEK SHRAYA (chanteur canadien aux influences Beck, Bowie).
En parallèle nous continuons a développer les HOUSSE DE RACKET avec la sortie du 2ème single 1-2-3-4 (le clip arrive dans la semaine) et également un développement international prometteur du groupe : HOUSSE DE RACKET est le premier groupe non-anglophone signé par le mythique tourneur PRIMARY Talents (DAFT PUNK, KYLIE MINOGUE, LCD SOUNDSYSTEM, MARK RONSON etc etc).
Une tournée londonienne est calée en mars. A venir des sorties en live, de l’album au Japon et dans bien d’autres pays encore…

lundi 19 janvier 2009

Une image, un son : focus sur LE TONE…

























Qui êtes vous LE TONE ?

Salut, je pense être un musicien avec son propre langage, c'est ce qui m'importe le plus.
Je ne vis que pour ce que je fais, et j'essaye de mener à bien les idées qui me viennent.
Aujourd'hui, je fais plus de dessins qu'avant, mais c'est une sorte de boucle,
car je suis venu à la musique par le graph'.
J'aime l'univers de la ville, d'ailleurs je consacre un de mes prochains disque à Paris, ma ville, et je pense faire partie d'une sorte de mélange mondial de diverses musiques, je ne m'inscris pas dans un truc typiquement français ou anglo-saxon, mais bien plus universel.
J'ai une admiration sans faille pour Prokofiev, qui a toujours essayé de présenter sa musique comme son univers, le plus simplement possible, et c'est un peu ma doctrine.

Parlez nous de cette image, de votre travail en général ?

C'est une image extraite de mon blog de dessins (letonedessine.blogspot.com), et ça symbolise plusieurs étapes.
Je crois qu'à l'enfance on a des émotions simples pour la musique, qui s'opacifient avec l'âge et les différentes tensions "politiques"... Par exemple, j'aimais sincèrement Steve Waring parce que je pouvais chanter ses chansons rigolotes, et quand Thriller est sorti, j'étais fier de m'acheter mon premier disque, et de faire comme tout le monde.
Après avec l'adolescence, on choisit plus la musique comme les vêtements, on a envie d'appartenance, à un groupe, un style, etc... on perd l'émotion principale.
Et bien pour ma musique, j'essaye toujours d'être dans l'état de spontanéité enfantine, et de ne pas penser à la perception que l'on aura de mon travail. Etre naïf et spontané.

Pourquoi avoir choisi ce son ?

C'est le premier morceau que je fais avec mes filles. C'est dans un disque que j'ai fait pour les TséTsé associés, qui sont deux créatrice de design, qui font sérieusement des choses rigolotes et naturelles. En ça je me sens très proches d'elles !!!!
J'ai fait ce disque en enregistrant leurs objets, et en travaillant avec les sons !

Vos projets ?
Faire la bande son du grand bazar de Lille au Printemps avec les TséTsé, et un disque sur Paris, avec une chanteuse surprise et extraordinaire. Et me faire réparer les genoux pour planter des buts comme quand j'avais 20 ans !

L'album en " Inde " de LE TONE est toujours disponible là où vous savez.
(vous pouvez écouter de larges extraits sur sa page myspace en cliquant ici)
Un nouveau single, intitulé " Paris Delhi" est d'ailleurs disponible depuis peu.
Son blog de dessin, est consultable en suivant ce lien.
Pour tout savoir sur LE TONE, cliquez ici.
Un grand merci à LE TONE pour sa participation active et amicale, sa gentillesse et son talent.

lundi 12 janvier 2009

Une image, un son : focus sur P-A GILLET...

























Qui êtes vous P-A GILLET ?

Je suis le fruit du viol perpétré par Serge Poliakoff sur Walker Evans en 1970.
Dans une autre vie, je fus créatif dans diverses agences de publicité pendant une dizaine d’années avant d’avoir une révélation philosophique :
il est parfaitement futile de vendre du vent à des gens qui n’ont pas vraiment besoin.
Depuis cinq ans, je suis artiste à plein temps, j’ai fait une dizaine d’expositions et récemment je suis devenu bloggeur compulsif.
Sinon, je suis amateur de pâté, papa et parfois concepteur-rédacteur en free-lance. Enfin, avant la crise des subprimes.

Parlez nous de cette image, de votre travail en général ?

Cette image est issue d’un travail réalisé en 2005 dans une usine de la banlieue de Paris. J’aime l’opposition de ses matières, son mouvement, son rythme et l’histoire qu’elle raconte. Elle me dit qu’il faut aller de l’avant, suivre son propre chemin et voir où cette direction me mène. Pour moi, le goudron, le béton sont des matières aussi nobles que l’huile et l’aquarelle.
Je ne me considère pas photographe, je me sers du médium photo pour mon travail artistique. Les matières urbaines sont mon sujet de prédilection
et je tente de leur offrir une vie propre en les composant, en les sortant de leur univers pour créer des images à la limite de l’abstraction que je tire n très grand format.
J’aime cette citation de Jean Baudrillard car d’une, ça me donne l’impression d’être cultivé et deux, je m’y retrouve parfaitement.
"Lorsque je dis que je ne suis pas photographe, c'est parce que je vois bien que les photographes veulent être photographes.
Ils fabriquent un produit qu'est la photographie. Alors que pour moi, la photo est un médium, un support, certainement révélateur
de quelque chose mais qui reste en soi un objet impersonnel. Ce qui m'intéresse, c'est l'objet, ce n'est pas le projet photographique."

Pourquoi avoir choisi ce son ?

Cette chanson est un voyage dans la nuit en 3 minutes et 50 secondes. Elle me donne envie d’avoir une Porsche Targa 911 orange, d’appuyer sur le champignon et de voir de quoi demain sera fait si je ne loupe pas le premier virage. The Longcut n’est pas encore très connu, c’était donc l’opportunité de le faire écouter à d’autres qui en ont marre du sempiternel “Born to be wild”.

Vos projets ?

Exposer dans une galerie à Tokyo, une autre à Berlin, une troisième à New York ou gagner assez d’argent à l’Euromillion pour ouvrir mon propre espace et exposer les gens de talent autour de moi. Avoir des collectionneurs à foison, montrer mon travail à Art Basel, Frieze Art Fair et à la FIAC l’année prochaine mais c’est pas gagné. Continuer mon blog car j’écris ce que je veux et c’est pas désagréable. Trouver un galeriste qui fait son travail sans avoir des chevilles plus grosses que les seins de Samantha Fox. Avoir plus de reconnaissance artistique, retourner à Bali, à Hong Kong, aller au Brésil et en Argentine, faire l’amour plus souvent et déguster du pâté de foie de volaille au cognac, sauf les jours où je mange du Chicken Tandoori car ça ferait quand même beaucoup et je n’aime pas trop vomir.

Un grand merci à P-A GILLET d'avoir accepté d'inaugurer avec brio cette nouvelle rubrique (encore une) Chicken Tandooresque.
Vous pouvez suivre la vie palpitante de P-A GILLET en consultant régulièrement son blog : APRÈS LA PUB. De l'art, de la photo, de la musique, des amis, du pâté et d'un peu de pub (élu ici même, je le rappelle, blog le plus hilarant de la blogosphère (mais pas que) de l'année 2008) en suivant ce lien.
Son site de photographie est visible ici.
Sa page flickr est consultable en cliquant .
Une expo photographique se termine le 17 janvier au CUBE, centre d'art numérique d' Issy-les-Moulineaux.
Un aperçu peut être vu Issy.
En (sub)prime son site free, ici même.