jeudi 9 juillet 2009

GONZAÏ…
























Gonzaï est une entité littéraire tournée vers le gonzo. Un parti-pris rédactionnel toujours motivé par la subjectivité objective. De l’émotion aussi. Gonzaï c’est un autre regard sur Paris et ses créations un strabisme artistique. Gonzaï c’est l’art de connaitre beaucoup sur peu de choses, le rock la pop l’art et les mouvements. Car dans un monde globalisant et réducteur seul le détail compte. Fort de cet adage, Christophe Deodato a rejoint depuis près d'un mois le clan Gonzaï, offrant toutes les semaines au lecteur un autre point de vue sur ces groupes sous médiatisés qui construisent pourtant le son de demain. Esprit tout autant patriote que vif et lucide, Christophe Deodato est le nouvel homme à suivre, sur Gonzaï.com.

Bester Langs, rédacteur en chef de Gonzaï

http://www.gonzai.com/

mercredi 20 mai 2009

SEBASTIEN SCHULLER : « Evenfall »- Album : Rencontre du 3ème type…



The Border (sans player)

Rencontrer Sebastien Schuller n’est pas de tout repos. Le RDV était initialement prévu près de Pigalle dans une rue d’origine un peu olé olé. Le repérage Google maps est vite expédié : temps de parcours estimé à 15 mn, tout compris (marche incluse). Ca le fait. Jusque là tout va bien. Puis, un coup de téléphone labellisé brouhaha m’informe à une heure du RDV que l’entretien aura finalement lieu au «Au rendez-vous des amis », situé au 23 de la rue des Abbesses (Paris - Montmartre), un peu plus haut, donc, à 19H30 (GMT) tapante.
Enfin, c’est ce que comprend mon téléphone cellulaire.
En temps normal, j’ai tendance à faire confiance à ce que me raconte mon téléphone cellulaire.

Grossière erreur.

Je hèle un métro avec mon pass navigo à 19H10 et quelque en tentant vaguement de me concentrer sur les questions que je n’ai pas eu le temps de préparer. Il est 19H25 quand je remonte la rue des Abbesses côté impairs. Météo oblige. Même si pour être très honnête, à 19h25, rue des Abbesses, ce jour là, il faisait plutôt beau.
J’arrive face au 23. Je reste coi et juste en face pour être très précis.

« C’est quoi ce bordel ? ».

Je maugréé.

Je passe un coup de téléphone rapide à qui de droit.

Il est 19h27.

A l’autre bout du fil imaginaire, qui de droit me dit que j’ai bien RDV au 23 mais de la rue Gabrielle et pas du tout au 23 de la rue des Abbesses.
Je raccroche, limite abasourdi (pour rester poli).

« T’as rien compris ou t’es vraiment trop con ? ».

Voilà ce que je pense de moi à cet instant précis.

Il est 19H30 et je ne sais pas du tout où se trouve cette rue Gabrielle.

Un ange passe. 

J’en profite pour lui demander mon chemin.

A 19H45, j’arrive « Au rendez-vous des amis », tout dégoulinant de stress.

Je viens de passer le dernier quart d’heure à faire de l’escalade approximative dans les rues de Montmartre en me perdant plusieurs fois.

Sebastien Schuller est attablé en terrasse et mange un bon saucisson pas piqué des hannetons en buvant du rosé pas piqué des hannetons non plus.

« Enchanté », dis-je en regardant le saucisson droit dans les yeux.

La casquette de Sebastien me répond timidement mais poliment.

Je m’installe à l’intérieur du bar des copains en prenant mes aises. 
Il fait chaud.
J’avale un Perrier d’une traite en gobant les glaçons et la rondelle de citron qui vont avec.

Sebastien me rejoint dans la foulée et se pose à côté de moi.
Le face à face se fera de profil.

J’appuie sur la touche enregistrement de mon magnéto à piles.

(INTERVIEW)

QUAND ON A COMPOSÉ UN MORCEAU COMME WEEPING WILLOW, ON SE REND COMPTE AU BOUT DE COMBIEN DE TEMPS QU’ON VIENT DE COMPOSER UN CHEF-D’ŒUVRE.
LE MORCEAU PARFAIT. CELUI DONT ON PARLERA ENCORE DANS 1000 ANS ?

j’exagère un peu volontairement

Je ne sais pas si on s’en rend vraiment compte, en fait. Et je ne sais pas si Weeping Willow est un chef d’œuvre, d’ailleurs.
Par contre , on se rend compte qu’un morceau prend de l’importance, ça oui.
Avec les premiers retours, on sait très vite si un morceau touche plus ou moins.
Sur certains morceaux, parfois, je me dis que j’ai un truc vraiment bien et puis souvent je suis surpris parce qu’ils touchent moins que je ne le pensais au départ.
Les réactions sont souvent imprévisibles.
Sur Weping Willow, peut être qu’il y a eu une certaine justesse au bon moment ou un bon hasard autours de l’écriture.

ÇA DOIT ÊTRE DIFFICILE APRES UN 1ER ALBUM REMARQUABLE ET REMARQUÉ COMME « HAPPINESS » DE SE REMETTRE A COMPOSER DE NOUVEAUX CHEF-D’ŒUVRES , CES 4 ANNÉES D’ABSENCE ETAIENT NÉCESSAIRE POUR LA GESTATION DE CE NOUVEL ALBUM ?

D’une part,  il y’ a eu 2 ans ou j’ai fait 3 musiques de films. Ca m’a pris beaucoup de temps et beaucoup d’énergie. Du coup, la création de ce second album a pris deux années. Une année de démos et une année de production.

« EVENFALL » SEMBLE TRÈS TRAVAILLÉ, PLUS ABOUTI, IL ME SEMBLE, QUE LE PRÉCÉDENT ALBUM ?

je me rend compte en posant ma question débile que je boulette involontairement en direct live. Pour faire diversion, je pose pleins de questions en mode rafale

PARLE NOUS DE TON PROCESSIF CRÉATIF ? TU COMPOSES RAPIDEMENT. ? TU RETRAVAILLES LES MORCEAUX LONGTEMPS ? A PARTIR DE QUEL MOMENT, UN MORCEAU TE SEMBLE DÉFINITIVEMENT ABOUTI, FINI, ACHEVÉ ; STYLE GENRE « ON N’EN PARLE PLUS »,  AU SUIVANT ?
IL FAIT VRAIMENT CHAUD LÀ, 
NON ?

La composition des morceaux est généralement assez rapide mais il y a quand même des exceptions.
Parfois des morceaux vont me demander vraiment beaucoup plus de temps.
Je sais que j’ai un bon couplet et un bon refrain mais je sens qu’il il va falloir beaucoup de patience avant de trouver la suite.
Le processus de création sur mes deux albums à été à peu près le même : ça commence toujours par des démos faites à la maison.
Après, pendant l’étape de production, je commence à enregistrer.
Mes musiciens interviennent aussi beaucoup sur les morceaux.
Après l’étape studio, je retourne chez moi avec mes bandes.
Je retravaille, je trie, je sélectionne.

LA LITTÉRATURE , LE CINÉMA ET LA PEINTURE T’INFLUENCENT ET T’INSPIRENT, J’IMAGINE ?

Je suis très inspiré par tout ce qui est visuel ; les films, les paysages... Tout ce que tu peux observer dans ton quotidien. Par le graphisme aussi. Forcément toutes ces sources d’inspirations t’accompagnent ensuite dans tes idées et dans la création de tes morceaux.

A L’ÉCOUTE DE L’ALBUM, ON A L’IMPRESSION QU’UNE SEULE ET MÊME LUMIÈRE TRAVERSE TOUTES LES PISTES ?

Moi même, quand je parlais aux musiciens, je parlais de lumière pour définir certains sons et j’avais une vision assez printanière de la 1ère partie de l’album.
Avec un peu de recul, pour moi l’album pouvait se lire comme une journée.
Les 1ers morceaux ayant une approche plus matinale, jusqu’au soleil éclatant de midi de « The Border » ; et une deuxième partie de l’album, peut être, un tout petit peu plus sombre, plus orientée vers le crépuscule.

ÇA T’ARRIVE DE PLEURER A L’ÉCOUTE D’UN DE TES PROPRES MORCEAUX ?
PARCE QUE DES FOIS NOUS, JE NE T’EXPLIQUE PAS.

Ca m’est déjà arrivé d’être très ému. Très ému d’avoir trouvé un thème dans le moment de création. J’ai un souvenir du dernier jour d’enregistrement sur un morceau d’ Happinness. Je me rappelle avoir passé des heures à écouter le morceau final, allongé sur mon canapé en regardant la lune .
Dès fois, on est content d’avoir trouver quelque chose et de célébrer certaines idées. Se surprendre soi-même génère quand même beaucoup d’émotion.
Tiens, c’est moi qui ai réussi à faire ça ? C’est toujours étonnant.

TU VIS POUR LA PLUPART DU TEMPS A PHILADELPHIE (ETATS-UNIS). MUSICALEMENT, LES ETATS-UNIS EN CE MOMENT, C’EST UN PEU LA LOOSE. A PART UN OU DEUX GROUPES UN PEU BRANCHOUILLE DE BROOKLYN ET UN BARBU A CHEMISE A CARREAUX QUI PLEURE PLUS QU’IL NE CHANTE, JE VOIS PAS ; EXCEPTION FAITE DE BEIRUT, DE SUFJAN STEVENS ET D’ANIMAL COLLECTIVE QUI SONT EUX PLUTÔT DU GENRE HORS CATEGORIE.

Il y a plein de groupes hors catégorie que je trouve fantastique aux Etats-Unis (sourire)
Je sens l’amélioration des groupes français et de la musique française.
D’une certaine manière, elle n’a plus à avoir honte ou peur de s ‘exprimer ou de s’exporter. Donc, ça c’est déjà assez fantastique car c’est assez récent.
Et là, je ne parle pas de la « french touch ». Je trouve la deuxième version d’extension musicale française beaucoup plus intéressante que celle qui se cachait juste derrière un beat à la Daft Punk. Mais malgré tout, je reste assez bouleversé par ce qui vient de l’étranger et notamment des Etats-Unis.
On a peu de chose équivalente en terme mélodique.

LES GROUPES FRANÇAIS QUE TU APPRÉCIES PARTICULIÈREMENT ?

Dominique A , M83, Benoit de Villeneuve, Daniel Darc, Frédéric Lo…

ON T’AS COMPARÉ SOUVENT A THOM YORKE. C’EST PAS TROP FRUSTRANT A FORCE ? BON, EN MÊME TEMPS, J’AI L’IMPRESSION QUE TU ENTRETIENS LA CHOSE. TON REMIX DE NUDE ETAIT TOUT SIMPLEMENT PARFAIT.

Non, ça me saoule pas. C’est un artiste que j’aime beaucoup, que j’ai énormément écouté. La comparaison n’est pas blessante. Ca serait la réduction qui serait gênante.
Le remix de « Nude » a été fait en une nuit à l’arrache en plein enregistrement de l’album. Ca m’a amusé de le faire même si je n’y ais pas consacré assez de temps.

On pourrait parler des heures mais Sebastien à RDV avec le concert de Beirut à l’Olympia.
On se quitte en se serrant la main. Je lui demande une dernière petite chose.
« Tu pourrais m’écrire un petit texte présentant « The Border » ?
J’aimerai bien le mettre en ligne demain matin, si possible.
Sebastien ne dit pas non et s’éclipse discrètement alors qu’il fait encore jour.

Le lendemain, je reçois ce petit texte dans ma boite email.

« How much time will it take
To decide and to reflect
When it comes time to make the choice
For this alternative life
in your white dress twirling around
when the light s bounced on your face
I just doubt it could disappear »

Sebastien Schuller

Je me rappelle avoir passé des heures à écouter ma boite mail en regardant la lune.


vendredi 15 mai 2009

Playlist ELDIA …



Ci-dessous, la même playlist mais sans player Imeem. Pour écouter les morceaux dans leur intégralité, le plus simple est de just click it sur les liens numérotés de 1 à 8 (voir plus bas). Pourquoi faire compliqué (avec player Imeem) quand on peut faire simple (sans player Imeem, donc).
(soupirs)

1_ Spoon / You've got your cherry bomb
2_ Figurines / Let's head out
3_ The Sound Of Failure/ Flaming Lips
4_ Only Love Can Break Your Heart / Neil Young
5_ Sabotage "Beastie Boys - Ill Communication"
6_ "I Hate Hate" / Cornélius
7_ On the beach / Neil Young
8_ St Petersburg / Supergrass

La bio officielle :

Laurent Blot, Mathieu Rosenzweig, Patrick Phelpin, Alex Brihat et Adrien Pamart, originaires du Michigan, se rencontrent en 1997 en haut d'une pyramide Inca. Ayant participé, non sans succès, au sacrifice humain d'une dizaine de jeunes volontaires, les cinq camarades décident de délaisser le Dieu Soleil pour former le groupe de pop ELDIA.
Ils enregistrent plusieurs EP, un album intitulé « And all the People on the Ship say land oh », et donnent plusieurs concerts dans la vieille Europe, à Paris, Londres, Liverpool et Manchester.
En avril 2009, ils sortent un nouvel EP : « Favorite Murderer », en avant-goût de l’album à paraitre en octobre 2009.

La playlist :

1_ Spoon / You've got your cherry bomb

C'est un de mes groupes préférés et je trouve aussi que c'est un des groupes les plus excitants du moment. Je les ai découvert en première partie d'Interpol il y a quelques années, et autant j'avais trouvé le concert d'interpol minable, autant c'était bien la première fois que je devenais accro d'un groupe dont j'avais jamais entendu parler. Cet espèce de mélange de Beatles, de soul de blanc texan et de Krautrock me rend zinzin.

Laurent (Eldia)

2_ Figurines / Let's head out

Un autre de mes groupes préférés. Je trouve qu'on partage un certain son avec ce groupe; même si les pays scandinaves (ils sont danois) sont plus empreints de culture Anglo-saxonne que nous, ils font une musique anglaise qui justement ne sonne ni anglaise, ni américaine. C'est ce que je me dis quand je pense à ce que nous faisons.

Laurent (Eldia)

3_ The Sound Of Failure/ Flaming Lips

C'est une chanson et un disque que l'on a beaucoup écouté pendant notre enregistrement l'été dernier à Nashville la Forest.
C'est un morceau vraiment planant, très représentatif de l'ambiance qu'il y avait dans cette maison dans laquelle on avait notre studio.
Il y avait du soleil, beaucoup de fraicheur dans nos verres... On portait la moustache, nous étions très heureux.

Adrien (Eldia)

4_ Only Love Can Break Your Heart / Neil Young

Ce morceau est vraiment tout simple mais tout est là. Tu es sur un cheval (que tu saches ou non en faire), avec une grosse barbe et un chapeau...
Tu descends le boulevard Barbes avec plein d'idées en tête. Juste réfléchir. Se laisser porter par l'humeur amoureuse du moment.

Adrien (Eldia)

5_ Sabotage "Beastie Boys - Ill Communication"

Le rock à guitares, Led Zep, AC/DC, White Stripes, tous ces trucs de motards braillards ?
De la synth-pop glaciale, une pop synthétique cradingue et sexy à la fois ?
Pourquoi pas !
Un petit Beastie ? Encore et toujours !!!

Alex (Eldia)

6_ "I Hate Hate" / Cornélius

Au départ, découvert par hasard sur une compilation électro lorsque j'étais encore fan de thrash mais que mon esprit désirait s'ouvrir sur le monde.
J'achète donc l'album et je suis très déçu par le reste, je le range pendant deux ans le temps que mon cerveau évolue un peu, puis je le ressort et alors je l'écoute en boucle.
Cette chanson est en quelque sorte la passerelle qui m'a amené vers d'autres genres musicaux, alors merci Cornélius.

Pat (Eldia)

7_ On the beach / Neil Young

On the Beach c'est le titre d'un album trop méconnu de Neil Young.
C'est aussi le titre de la chanson phare de cet album, celle qui donne toute la couleur du disque et surtout qui illustre parfaitement l'état d'esprit dans lequel il l'a enregistré.
Un album calme, nostalgique et beaucoup plus personnel que les autres.
Le titre On the Beach s'écoute à peu près partout sauf à la plage! Une sorte d'introspection de 7min durant laquelle le jeune cow-boy se révèle un peu plus et éveille en vous des sentiments bien enfouis... Cette chanson a accompagnée toute une période importante de ma vie et si elle n'avait pas été là, je n'aurais probablement jamais aimé les courgettes !!!

Mathieu (Eldia)

8_ St Petersburg / Supergrass

St Petersburg n'est peut-être pas la 1ère destination que j'aurais choisi, mais accompagné par cette chanson de Supergrass, je pars où tu veux les yeux fermés!
Un mot sur la table avec écrit dessus un "au revoir, à bientôt", le téléphone laissé à côté, une valoche avec le strict minimum dedans, de quoi écouter ce morceau en boucle et te voilà parti sur les routes.
Avec ce titre, tu laisses tout derrière toi et puis tu vois bien où ça peut te mener. Ce qui est bien c'est qu'en 3min seulement, tu as quand même le temps de partir très loin! Et puis bah si tu veux revenir, tu n'as qu'à la remettre à nouveau !

Mathieu (Eldia)


(Eldia), 15 mai 2009
http://www.myspace.com/eldia

Le plat du jour du mois de mai : SEBASTIEN SCHULLER, « The Border » extrait de « Evenfall »- (album). L’invitation au voyage…



How much time will it take
To decide and to reflect
When it comes time to make the choice
For this alternative life
in your white dress twirling around
when the light s bounced on your face
I just doubt it could disappear

Sebastien Schuller, 15 mai 2009

« The Border » (sans player)

mercredi 13 mai 2009

POLAR STRONG : « Young Virgin »-Ep. Anarchy In The Aquitaine…



L’autre jour en rangeant mon garage à disques, j’ai trouvé cet étrange objet. Un disque blanc à peine plus grand qu’un cd, avec des sillons comme on n’en fait plus, estampillé Polar Strong. Des bordelais discrets, prêts à mettre le feu aux poudres, et surtout à jouer plus vite que la musique. Apparemment ce sont des hollandais (A Fistful Of Records) qui ont sorti ça, parce qu’ici ça branchait personne de sortir un 45 tours avec une jeune vierge attachée sur la pochette, attendant patiemment une mort certaine sous l’assaut de deux esquimaux armés. Fallait vraiment être hollandais pour sortir ça. Ou fou (ordre aléatoire).

Le même morceau mais sans player Imeem (just click it) :


mardi 12 mai 2009

KID BOMBARDOS : «I Round The bend»-Ep. Chandail, Hogan, canelés & rock’n’roll…



Quand un adversaire en short labellisé ring-ring vous balance un super coup de poing en pleine face en imitant Sylverster Stallone dans la fièvre du samedi soir, la meilleure tactique consiste à tenter d’esquiver la deuxième salve qui normalement arrive très, très vite juste après. Pour ne pas dire dans la foulée. 
J’ai rien contre Rocky Balboa ni John Travolta mais j’ai jamais été très à l’aise face à un adversaire musclé qui transpire du dentier en criant comme une bête « Adrienne ». Je ne suis pas non plus très à mon avantage sous une boule à facettes, Il faut bien le dire. Question de souplesse, j’imagine. Ou de clairvoyance.

Les Kid Bombardos ne portent pas de short ridicule qui tombe sur les genoux, ne ressemblent ni de près ni de loin à John Travolta, encore moins à Rocky, et leurs sons ne vont pas enflammer les dancefloors à forte concentration en tampax à fleurs et en solution biactol; mais l’uppercut stylé de leur 1er EP devrait en mettre plus d‘un ou d’une knock-out. K.O, en français dans le texte.

Ils sont très jeunes, très talentueux, très bordelais et pile poil quatre (3 Martinelli & un Loridan), ce qui tombe plutôt bien pour un quatuor.

INTERVIEW COUP DE POING

Les KID BOMBARDOS, c’est un peu une histoire de famille, non ?

Oui dans le groupe on est 3 frangins et un ami d'enfance mais là depuis tellement longtemps qu'il est rentré aussi dans la famille ! C'est tout naturellement qu'on a choisi le nom que portait notre arrière grand père sur le ring, quand il était boxeur au Maroc dans les années 20 !!!

Vous dites être inspirés par le Velvet, les Stones, les Doors, les Beatles et les Strokes. Vous pourriez préciser un peu plus, parce que là franchement comme spectre musicale plus large au niveau des influences, je vois pas ?

Ben en fait , il est beaucoup plus vaste encore, de Dominique A à Leonard Cohen et des Specials à Herbaliser en passant par les Smashing Pumpkins et les Jesus and Mary Chain... En fait on a toujours grandi dans la musique, nos parents étaient fan de Brassens, Dylan, les Beatles, Les Mamas and the Papas, Noir Désir etc… et mon oncle (le frère de notre père) est un érudit de musique qui a avalé tout le rock anglo-saxons et la scène indé francaise; de Belle and Bebastian aux Little Rabbits.

Les 5 titres de ce 1er Ep dégagent une classe so british. « I’m Gonna Try », étant, à mon avis, le morceau, le plus abouti et le plus énervé, surtout à la fin. C’est l’air du sud-ouest qui vous donne cette pêche d’Eurostar ?

On a toujours adoré ce flegme anglais, aussi bien dans la musique que dans le cinéma ou la littérature, et aussi dans la mode !!! Le groupe le plus classe du monde restera toujours pour nous les Specials; la classe absolue !!!

Parlez nous de la scène rock bordelaise?

Je dois dire qu'on est pas mal gâté a Bordeaux de ce coté là, surtout quand on a commencé a jouer en ville il y a 2 ou 3 ans ; on s'est aperçu du foisonnement des groupes de rock qui ont pris d'assaut toutes les bonnes caves bordelaises, avec plus ou moins de succès mais l'intérêt réside surtout dans l'envie de jouer et de garder cet esprit rock si cher a cette ville.


La suite de l’histoire de famille à court et moyen terme ?

Concerts, concerts , concerts et encore quelques concerts je pense, on va essayer de jouer encore plus, quelques festivals cet été et ensuite on espère l'album qui viendra un peu plus tard, mais on se fixe surtout comme objectif de jouer et jouer encore !

Le même morceau mais sans player Imeem, au cas où (just click it) :


http://www.myspace.com/kidbombardos

lundi 11 mai 2009

CHICROS : (teaser) « What’s new today on TV ? »…





ATTENTION : contenu pouvant VRAIMENT très heurter certaines sensibilités

(Certaines SENSIBILITÉS très SENSIBLES pourront REGARDER cette VIDÉO en fermant les YEUX afin d’éviter VRAIMENT de se TRÈS heurter au contenu de cette VIDÉO un peu OLÉ OLÉ, surtout à la FIN mais aussi au DÉBUT et je ne vous dis pas au MILIEU).



« Back In the Wild », extrait de « Sour Sick Soul » (1er album)

jeudi 7 mai 2009

Playlist KID BOMBARDOS…



Kid bombardos, c’est trois frères et un ami d’enfance, mais surtout une bande de potes qui se connaissent très bien.
Tout a commencé dans la chambre de Simon, la batterie dans un coin, les amplis ont suivi, ainsi que les premières répètes jusqu’à il n’y a pas si longtemps.
Cet endroit était un point de rendez vous pour la musique, le dimanche et les après-midi de libres.
Le nom du groupe a été depuis le début KID BOMBARDOS, le nom que portait l’arrière grand père Martinelli sur le ring de boxe au Maroc dans les années trente.
Cela fait maintenant trois ans qu’on joue, et ce n’est que le début de la route.
Ce qu’on veut c’est vivre des moments vrais et forts, de faire le plus de concerts possible, avec un album dès que possible.

1_ The Velvet Underground : Who Loves The Sun

Ce morceau a été un de ceux qui a le plus tourné dans l’autoradio cassette de nos parents pendant les longs voyages : un morceau mythique avec le petit plus du velvet : un passage complètement fou au milieu de la chanson.

2_ The Specials : Ghost Town

Une des meilleures chanson de tous les temps, une atmosphère fantomatique, un son de trombone à faire pleurer et soudainement cet élan de joie et de folie qui retombe aussi vite qu‘il est arrivé.
En plus cette chanson évoque ce qui se passe chez nous à Bordeaux :
«all the clubs have been closed down…»

3_ Minuscule Hey : Mississipi

Une chanson qui a rendu fou toutes les personnes qui ont eu la chance de les voir en live. C’est sûr, ce refrain vous hantera encore longtemps.

4_ The Strokes : Is This It

La claque de ce début de siècle !!
Première chanson du premier album.
Un chef d’œuvre !!

5_ The Jesus and Mary Chain : Darklands

Une autre grosse influence, disque de chevet de notre oncle, cet album est un classique et cette chanson crépusculaire un hymne au mal-être.
Cette chanson explore nos cotés les plus obscurs et les moins avouables !

6_ Good Old Days : Riding Our Bicycle

Les paroles de cette chanson sont les mémoires de notre enfance, une musique qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche plus.
Un groupe à surveiller comme le lait sur le feu.

7_ Josef K : Sorry For Laughing

Un groupe découvert beaucoup trop tard ! Cette chanson est une petite merveille :
un rythme tendu, des guitares qui se répondent à la perfection, un chanteur charismatique, un style d’avant-garde pour l’époque : attention groupe culte !

8_ A Tribe Called Quest : Can i kick it ?

Un bon vieux rap old school qui groove à mort sur un sample de Lou Reed, je vous le dis : ces gars avaient la bonne recette !

Kid Bombardos, 7 mai 2009

http://www.myspace.com/kidbombardos

La même playlist mais sans player Imeem ; player qui entre nous commence fortement à m’agacer, enfin bref ! Pour écouter les morceaux sans player , il suffit de cliquer sur les petits liens numérotés de 1 à 8 (voir plus bas). Cela demande un petit effort au niveau de l’index mais bon, au final c’est l’assurance d’écouter les morceaux dans leur intégralité. Ce qui n’est pas forcément le cas avec le player Imeem. (misère)


1_ The Velvet Underground : Who Loves The Sun
2_ The Specials : Ghost Town
3_ Minuscule Hey : Mississipi
4_ The Strokes : Is This It
5_ The Jesus and Mary Chain : Darklands
6_ Good Old Days : Riding Our Bicycle
7_ Josef K : Sorry For Laughing
8_ A Tribe Called Quest : Can i kick it ?

mercredi 6 mai 2009

lundi 4 mai 2009

jeudi 30 avril 2009

AMAZING BABY (prononcez MGMT)…




Rewild (1er album), sortie prévue le 23 juin 2009

Tracklisting :

1. Bayonets
2. Invisible Palace
3. Kankra
4. Headdress
5. Dead Light
6. Deerripper
7. Old Tricks In Hell
8. The Narwhal
9. Roverfrenz
10. Smoke Bros
11. Pump Yr Brakes

mercredi 29 avril 2009

We love YOU !



Si vous n’avez pas de téléphone, 
vous pouvez voter en suivant ce lien :
http://kuskus.fr/yououifm/

YOU ! compte sur vous !

mardi 28 avril 2009

WE HAVE BAND (live)…























Tracklisting :
1_ Hear It In The Cans
2_ Oh
3_ Time after Time
4_ West End Girls (Pet shop boys cover)
5_ You cam out

http://www.grandcrew.com/

vendredi 24 avril 2009

Playlist CANDY CLASH…



1_ Minimal Compact - Next one is Real

Quand on est tombé sur ce morceau il y'a 5 ans avec Max, on est resté scotché!
C'est à ce moment là qu'on a commencé à faire de la musique ensemble, en partie grâce à ce titre qui nous a réuni musicalement.

2_ Nick Drake - Riverman

Sans doute ma chanson préférée de Nick Drake. Les arrangements de cordes sont dingues.

3_ Roy Ayers - Everybody Loves the Sunshine

Un peu de soleil, ça fait du bien non ?
Un des titres préféré de Max et Roger, c'était ça ou un Bill Withers.

4_ Sonic Youth - Schizophrenia

J'ai découvert Sonic Youth avec l'album Sister. C'est le premier titre de l'album, j'ai pris MA claque. J'avais 14 ans et j'étais encore au conservatoire. Cet album a changé ma vie et la perception que j'avais de la musique.

5_ Fujiya & Miyagi - Cassettesingle

J'ai entendu pour la première fois cette chanson sur Nova à 4h du mat'. 
J'ai adoré tout de suite, une sorte de kraut synthétique et groovy, exactement ce qu'il me fallait à cette heure là.
On a fait leur première partie en novembre à la Maro et à la Laiterie (merci Isa, Imperial notre tourneur commun), on s'est vraiment bien entendu aussi bien humainement que musicalement. Ils nous ont choisit pour être leur support pour leur tournée française le mois dernier. Quel honneur et quel plaisir d'être une semaine avec ces mecs là !!! C'était vraiment cool. 
Ce groupe est énorme sur scène, à voir absolument si on est sensible à Can, Neu! etc...

6_ Grand Master Flash - The Message

Ce titre n'a pas prit une ride !!!
Le plus gros beat de l'histoire, les paroles au vitriol, qui peuvent encore être d'actualité.

7_ Kraftwerk - Models

Je suis fan des robots.

8_ The Cure - Fire in Cairo

On adore l'énergie qui se dégage de ce morceau. La mélodie tue. 
On est tous les trois accros à ce titre.

9_ Metronomy - Holiday

On adore tous les trois ce morceau pour ça basse bien groovy,les synthés un peu pourri et le traitement sur les voix, c'est bien vu. Roger est vraiment fan.
On les a vu à la Cigale, c'était cool !!

Clément, 24 avril 2009

La playlist (sans player, parce que des fois le player, il est pas très joueur) :

jeudi 23 avril 2009

YOU ! (live)...




YOU ! Romuald (music), José (voice)
+ On stage Douglas & David from I AM UN CHIEN
http://www.myspace.com/iamunchien



mercredi 22 avril 2009

a song, a place …




Wrong Folded Map, Bruxelles (décembre 2008 / -10°)

mardi 21 avril 2009

METRIC (acoustic) …



(la même version mais pas acoustic du tout)

lundi 20 avril 2009

vendredi 17 avril 2009

Playlist WENDYCODE...




Au fil des interviews, des chroniques, live, Wendycode s'avère être comme étant un projet pour le moins inclassable pour les médias, ses pairs ou ses fans.
Ce qui fut longtemps un handicap devient la marque de fabrique du groupe ou chaque sortie studio est attendu comme une renaissance.
Voguant entre une musique cinématographique, teintée de pop et d'harmonies dissonantes, de voix perchées dans un besoin lyrique, de cordes ou d'arrangements electroniques, Wendycode ne choisit pas et se goinfre de sucré et de salé dans toutes les textures possibles, pour créer un son reconnaissable entre un million, un peu comme les artistes qu'ils admirent...


"IN PARTICULAR" DE BLONDE REDHEAD

Ayant longtemps surfé dans l'écume de la vague noisy et dissonantes de Sonic Youth, Blonde Redhead s'émancipe et met à jour sa propension à la mélodie pop.
Résultat, cet album m'a scotché pendant de longs mois, et reste à jamais une référence oubliée, si l'on considère la qualité de ce groupe qui réinvente le rock à sa manière.
Sans doute culte dans 20 ans...
... ou dans un siècle, comme

"LES GNOCIENNES" D'ERIK SATIE

Viré deux fois du conservatoire pour incapacité à créer quoique ce soit d'audible pour ses profs, Satie s'engage dans l'armée avant de s'exposer volontairement au froid et se faire rapatrier, pour s'installer dans la vie Montmartroise.
Les dissonances du début de son oeuvre le rende célèbre aujourd'hui, alors qu'il est considéré comme le souilleur d'un art noble en son époque.
Son oeuvre est souvent mal interprétée et jouée de manière trop rapide, et je remercie Alexandre Tharaud qui vient de sortir un album rendant hommage à Satie, avec une interprétation magnifique.
Satie a eu énormément de vies, et malheureusement une seule en imposant son art, ... c'est de nos jours et à titre posthume.
J'adore comparer son art à l'expérimentation de Sonic Youth.
Je dis souvent, « Satie, c'est le Sonic Youth du siecle dernier ».

Pour rester dans les artistes finalement peu connus, j'ai choisi Arthur Lee et son groupe LOVE, avec «THE RED TELEPHONE ».

Devenu une légende en quelques morceaux seulement, Arthur Lee est comme Brian Wilson ou Phil Spector, respectivement psychopathe de la mélodie et exigeant au point de l'avoir souvent conduit à la violence envers les membres de son groupe.
The Red Telephone est le nectar même de la qualité de ce qu'a pu produire le groupe, avec en plus une écriture fantastique.
Je conseillerai la version bonus de cet album mythique (Forever changes), avec les extrait de prises de son studio, dirigé par Lee !!
Morisson lui a tout pris (tous les deux le confessent) même Paméla ( tous les deux se sont détestés aussi), mais pas Forever changes qui renvoie Les Doors au rang de serviteurs

" THE TOURIST ", DE RADIOHEAD

Je sais pas si je suis autorisé à enfoncer des portes ouvertes, mais oui ok computer est l'un des meilleurs albums rock de tous les temps !!
Un jour on m'a dit Wendycode, c'est Radiohead dans de l'hélium !! Heureusement que c'était pas une question.
Cette chanson, je l'ai à peu près une fois par jour dans la tête depuis que je la connais. Même si je m'en suis dégoûté et que je n'écoute plus cet album, la rencontre entre Yorke et Godrich est ce qui s'est fait de mieux depuis Jackson et Quincy Jones, ou encore les Beatles avec Martin.
Même si Radiohead reste un groupe énorme et toujours attendu, je n'ai pas ressenti sur les albums d'après ok computer , le feu sacré présent tout au long de cet album.

FRANCOIS DE ROUBAIX

C'est sans doute la musique qui m'inspire le plus.
Samplé par Robbin Williams ou encore Postishead et je ne sais quels autres rappeurs, la musique de De Roubaix fera encore des tubes dans 50 ans, et peu de gens connaissent ce génie parisien.
Mes préférences reviennent à Caids, Le chalutier fantôme, ou encore ce morceau en écoute dont je ne me souviens plus le nom.
J'ai toujours été intéressé par les compositeurs contemporains, surtout dans le cinéma... J'aurais pu citer Legrand, Barry, Moriccone ou Francis Lay.
Ils ont 20 ans d'avance sur la pop et sont surtout un pont important entre la musique classique et le monde du rock.

MINER AT THE DIAL-A-VIEW DE GRANDADDY

C'est le coté lo-fi et expérimental de Jason Lytle qui fut le temps de quelques albums, une source d'inspiration énorme.
Under a western freeway, the software slump mais surtout le très rare the broken down comforter collection font office d'albums pop indispensables.
J'ai l'impression que ce gars vit dans la nature et qu'il trouve des circuits imprimés en creusant dans la terre, qu'il tond une pelouse de fils électriques.
Grandaddy, c'est ne pas faire d'élitisme envers tel ou tel procédé de fabrication. C'est se servir de toutes les époques pour arranger de belles mélodies.
J’irai sans doute chez lui dans le Montana pour voir si il veut pas enregistrer le second Wendycode cet hiver au coin du feu.

DIY DE ROBOTS IN DISGUISE

Ces deux anglaises sont vraiment un trésor caché de l'Angleterre.
Bien avant Coco Rosie, ce duo a livré un album électro rock fait maison au début des années 2000, digne de ce qui se fait de mieux en matière de sons électroniques et des plus inspiré dans la livraison de mélodies pop imparables.
C'est comme une place vacante qu'on croyait prise tellement leur idées sont évidentes, et pourtant, elles ont bien planté leur drapeau dans une province encore vierge de l'exploration artistique.
Je fut un moment jaloux de tant de facilité et de cohésion. Je le conseille vivement

Enfin « I WANT YOU » DES BEATLES

J'ai rien de spécial à dire , à part si Paul lit cet article:
« T’es un p'tit enculé toi dis donc ».

Kris, 17 avril 2009

Si vous rencontrez des difficultées avec le player IMEEM, la playlist est écoutable ci-dessous (sans player, donc) :

BLONDE REDHEAD

vendredi 10 avril 2009

Playlist FILM NOIR…



La bio express de Film Noir

Film Noir, c’est un bulgare, un coréen, un breton et un alcoolique. C’est un veilleur de nuit, un maçon, un photographe et un prof. Film Noir, c’est toi et moi sur un bateau au large de Capri : Film Noir, c’est pas du cinéma. Chabadabada, moteur, et petites pépés. Bref, sans plus attendre :

La playlist

Tout d’abord une pensée pour les nominés, qui ne sont pas dans la liste finale. J’ai failli mettre du Pierre Boulez (la 4ème Notation pour orchestre), un vrai punk celui-là, un énervé, mais non, je me suis dit, après tout, non. 
J’aurais aussi pu mentionner QOTSA parce que c’est un des groupes préférés d’Alex, le guitariste de Film Noir, qui n’en parle jamais aussi bien que quand il a vidé la bouteille de vodka dont il se sert en douce, cachée qu’elle est dans sa sacoche ‘Radio Canada’, histoire de pas être trop vite triquard à la flèche d’or. Mais non, ils sont pas dans la liste, et c’est tant pis pour leur gueule.

1_ Gun Street girl:

Tom Waits est à Film Noir ce que Barrack Obama est à Arnold et Willy. 
Voire même l’inverse.

2_ Walkmen, Revenge wears no wristwatch :

Générique : la caméra s’élève sur sa grue : un dimanche matin de lendemain de cuite, un vieux crooner fatigué chante dans une décharge pleine de bagnoles empilées où il vient de se réveiller, en insultant les mouettes qui planent au dessus.

3_ Radiohead, Wolf at the Door :

Radiohead, ils se renouvellent à chaque album et parfois même à chaque chanson, c’est bon esprit je trouve, ça sent pas la routine ni le calcul. On a une chanson qui s’appelle ‘The Farmer’ où je voulais faire un truc comme ‘wolf at the door’, un mec qui commence doucement puis qui s’emballe, qui s’énerve, qui se met à gueuler, et puis finalement qui se calme. Au final c’est pas trop ça mais bon, ce qui compte c’est de participer. 
Là typiquement une de ces super chansons de Radiohead qui ressemblent pas à une autre chanson de Radiohead.

4_ Kings of Leon, The Runner :

Enchaînement « smooth » comme de l’eau: le morceau des KOL qui ressemble le plus à un morceau de Radiohead. 
Un paysage désertique, les premières lueurs de l’aube, un prêtre défroqué file comme une ombre au volant d’une Mustang volée. Je sais pas ce que j’ai avec les bagnoles aujourd’hui, j’en ai fait un paquet de photos aussi. 
Au fait, le refrain est pourri.

5_ The Love Language, Lalita :

Le coup de cœur myspace. 
Un son cradingue d’héritage Velvet avec l’enthousiasme imprécateur d’Arcade Fire, par un groupe inconnu de Louisiane ou de par là. Ils auraient quand même pu répondre quand on leur a dit qu’on les kiffait sur myspace. Tu leur envoie des smileys, tu commandes leur cd sur le net, tu leur fais de la pub gratos dans chicken tandoori, et ils te remercient même pas pour l’add les batards. Myspace c’est vraiment trop de la merde, je sens que ça va m’énerver toute la soirée ce truc là.

6_ Madeleine Peyroux, Everybody’s Talking About :

La voix de Billie Holiday, avec une mélancolie plus proche de son temps, moins tragique mais sans les sucreries des autres chanteuses de jazz d’aujourd’hui. 
Mesdames, Messieurs, Jazz is not Dead. L’arrangement en apesanteur fait un peu penser au morceau des Kings of Leon, en version plus salon de thé.

7_ 202s, Shoot You Down :

Un groupe qu’on a découvert par le label le Son du Maquis qui devrait sortir notre LP au mois d’octobre prochain. 
Ils sont irlandais et sonnent comme des américains. Super morceau. 
L’album aussi est bien, avec une pochette à chier.

8_ Desolation Row :

Un morceau que j’aime bien jouer pendant les balances avant les concerts. J’avais proposé qu’on en fasse une cover, mais je me suis fait envoyer balader comme une pauvre merde. 
Je me consolerai tout seul dans un karaoké.

Film Noir, 10 avril 2009

http://www.myspace.com/wearefilmnoir

jeudi 9 avril 2009

(Last) REDLIGHT RECORDING SESSIONS : REDLIGHT RECORDING SESSIONS#24 : « Faulty Track» (démo)...



Faulty Track est la dernière démo qui sera posté dans le cadre des REDLIGHT RECORDING SESSIONS. Initiative qui vous a permis de suivre en temps réel les nouvelles compositions du groupe RedLight.
Guy, Dapé et Londres s’apprêtent désormais à entrer en studio dans le plus grand secret pour enregistrer leur second album.
C’est donc déguisé en catcheur mexicain que Londres, le chanteur du groupe RedLight me reçoit à la cool.
Pour la petite histoire, Londres boit un Coca light (non décapsulé) et mange un mini Babybel à la fraise.

Londres, deux mots sur cette démo intitulée Faulty Track ?

Si Gringo, Faulty Track est un morceau electro/ hip hop/ rock porté sur l'ambiance et donc pas forcément immédiat. Mais c'est un de mes morceaux préférés, surtout qu’il expose dans les paroles quelque chose d'assez personnel : La peur de perdre le rythme quand tu chantes et te perdre (pas dans le bon sens) entre les mesures.
Le Morceau parle de cette angoisse.

Quel bilan tirez vous de ces REDLIGHT RECORDING SESSIONS ?

J'en retire 2 choses principalement:

- Une idée terrible, que les gens ont bien apprécié d'après ce que j’en ai entendu. Je pense que c’est un super concept interactif à développer, avec de la vidéo sûrement (qui prouverait d’ailleurs que je n’ai jamais mangé de Babybel à la fraise, pour ce qui est du catch mexicain, je ne démens pas).

- Les avis de chacun toujours intéressants nous ont permis par exemple de travailler certains morceaux qui n'étaient pas forcément prévus à la base comme Astronaut.Italique
Finalement, il y a eu pas mal d'écoute des morceaux, beaucoup de commentaires et on se rend compte que la plupart sont très enthousiastes pour le 2ème album, ce qui fait vraiment plaisir. On a hâte de concrétiser tout ca!

Les commentaires « on » et « off » ont-ils influencé votre façon de travailler ?

Les commentaires sont toujours intéressants. Ils donnent un avis extérieur essentiel vu que nous sommes a l'intérieur du projet, la tête dans le guidon comme on dit. On a fonctionné de 2 manières en fait. 
La première étant de bosser les démos qui nous parlaient le plus en premier et d’en livrer ainsi des versions travaillées, de vraies démos. 
La deuxième étant de proposer beaucoup de morceaux en premier jet, ce qui peut également être intéressant pour voir les réactions des gens et avoir une idée du futur du morceau.

Certains morceaux ont-ils pris une place plus importante et plus évidente grâce aux internautes ?

Oui, définitivement. Les réactions, les Top 5 des internautes et le nombre de lectures des démos nous ont donné quelques indications sur ce que les gens appréciaient le plus. L'exemple le plus flagrant est Astronaut qui à la base était une démo premier jet pas du tout envisagée pour le 2ème album. Les réactions super positives sur ce titre même avec un son horrible nous a poussé a aller voir plus loin. Astronaut dans sa dernière version est pour moi maintenant un titre essentiel du 2ème album!

Quels sont vos titres préférés au final ?

Pour ce qui est de mon avis, dans le
désordre:
Astronaut, Late Shot, Backward, Faulty Track, Little Demons
Ce qui ne veut pas dire que je n'aime pas les autres, bien au contraire.
(j'invite les autres RedLight a laisser leur avis en commentaire pour compléter la question)

La suite de l’histoire, maintenant, c’est quoi ?

La suite de l'histoire c’est de passer de la démo au disque, d'aller à la version finale, de choisir la setlist, le titre de l’album, la pochette et de pouvoir sortir ce deuxième album très vite car on est tous hâte de voir les premiers pas de ce deuxième opus.

Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter ?

De trouver un label qui veuille sortir ce disque et de trouver un tourneur qui veuille qu'on tourne partout.
Et qu'on puisse donc continuer a faire de la musique et pourquoi pas vivre une deuxième session de RRS pour le 3ème album!
En tous cas, on vous remercie tous pour vos messages, vos commentaires, vos avis et en particulier, merci a Mr Chicken T pour cette belle idée!




mercredi 8 avril 2009

KID B…



« I Round The Bend » des KID BOMBARDOS

mardi 7 avril 2009

ELDIA : « Favorite Murderer EP » (release party, au Motel le 8 avril)…





Laurent, Mathieu, Patrick, Alex et Adrien, originaires dont ne sait trop où, se rencontrent par hasard en 1997 (je crois, mais je n’en suis pas sûr) quelque part mais personne ne sait vraiment où. Ayant participé à on ne sait trop quoi, mais avec succès, les cinq camarades décident de former le groupe de pop ELDIA (à vérifier tout de même).
Ils enregistrent plusieurs EP, dont un album intitulé « And all the People on the Ship say land oh », et donnent plusieurs concerts un peu partout en Europe (il faudrait vraiment se renseigner pour être aussi catégorique).
En avril 2009 (ça, c’est sûr), ils sortent un nouvel EP: "Favorite Murderer", en avant-goût d’un album à paraître très prochainement et très bientôt (la différence est subtile)
Plus d’information sur leur page MySpace du groupe (normalement, mais c’est pas gagné) : http://www.myspace.com/eldia

lundi 6 avril 2009

vendredi 3 avril 2009

Playlist MINUSCULE HEY…



Dans l’univers étrange de minuscule hey, on trouve des lapins psychopathes, les fruits jouent du banjo, les bananes envahissent la terre, et les cowboys sont armés de flûtes à bec.
Dans l’univers étrange de minuscule hey, Radiohead prend le thé avec The Kills, et les Fiery Furnaces portent les mêmes chapeaux que Devo.

1_ Fiery Furnaces - Ex-Guru

La petite flûte finale, magnifique !

2_ Good Old days - Taste of things

On écoute ce morceau une fois, et on le fredonne pendant 3 jours.
Un de nos groupes bordelais préféré.

3_ Kid Bombardos - I round the bend

Encore des bordelais qu'on adore.
C'est une version acoustique qui tranche complètement avec le morceau original. "Kid Bombardos" était un boxeur, là il prend un peu de repos dans les îles après avoir gagné le match du siècle.

4_ Moldy Peaches - These burgers

Nous avons découvert les Moldy Peaches avec ce morceau. L'humour décalé, le son, et toujours la flûte. Parfait.

5_ Radiohead – Idioteque

KID A est notre album préféré de Radiohead, qui a été une grosse influence pour nous, même si ce n'est pas forcément évident. Ce morceau est très représentatif de leur faculté à expérimenter sans pour autant dénaturer leur univers si particulier.

6_ The Kills - U.R.A Fever

Ce morceau est d'une simplicité et d'une efficacité immédiate incroyables. Quand il est sorti comme single de "Midnight Boom", on a tout de suite su que l'album allait être fantastique.

7_ The Monochrome Set - Eine Symphonie Des Grauens

On nous avait comparé à eux dans une chronique. Après quelques recherches on a découvert ce morceau énorme, qui passe toujours au moins une fois sur la platine pendant les soirées.


8_ Wave Pictures - Strange fruit or David

On les avait vu en concert à Londres il y a deux ans, et c'était impressionnant.
Ce morceau nous avait particulièrement marqué et cette version de l'album avec le violon est vraiment chouette.

Minuscule Hey, 3 avril 2009

jeudi 2 avril 2009

Le plat du jour du mois d’avril : MINA MAY, « Evil Sons » (extrait de « Skylarking », Silverstation Records, sortie septembre 2009)…



Ta seule option musicale potable dans le sud est de la France quand tu as 16 ans en 1994 c'est d'avoir pu voir Nirvana au Zenith de Toulon quelques mois avant que plus personne n'ai cette possibilité.
Trainer sur la plage en tongs, boire des cafés, et te taper Boyz 2 Men et Ace Of Base à tous les coins de rue, ça c'est ton quotidien d'adolescent.

Dans ce contexte rencontrer d'autres locaux fan de Syd Barret, Robert Fripp, King Krimson, Brian Eno, David Bowie et Dire Straits ça relève autant de l'improbable que la mutation d'une molécule organique post big-bang vers un superbe être humain stressé à mort par le décrochage chronique de sa connection haut débit quelques milliards d'années plus tard.

Pourtant c'est bien dans cet environnement hostile que MINA MAY s'est formé au moment du passage à l'an 2000.
Nourris par le spectre du génie inutile, sans autre ambition que de satisfaire une addiction psychotique à la création et à l'expérimentation. Hors contexte, sans repères, voir repliés sur eux même, les compères ont oeuvré dans l'ombre durant des années, après le boulot, le week-end, pour le plaisir, par besoin, presque dans le secret.

Puis un jour de 2008, après plusieurs longues années d'une gestation chaotique, MINA MAY a décidé de partager son trésor en offrant à leur cercle confidentiel (des acquis à leur cause) leur premier disque. Une gifle cinglante décomposée en 10 mouvements, où chaque détail s'acharne à embellir le travail d'un orfèvre patient, qui travaille pour la postérité. La fixation de leur musique sur du plastique apparaît cependant presque anecdotique pour ceux qui ont eu l'occasion de vivre l'expérience sonore en direct.

Décidé à finalement ne rien faire comme tout le monde, lassé d'un environnement sclérosé et finalement insignifiant et sans conséquence, MINA MAY s'envole peu après la sortie de son disque en France au dessus de l'atlantique pour rejoindre Montréal ; pour se réinventer et poursuivre une expérience atypique hors des sentiers rabattus mais qui côtoie désormais le mystique.

Et pendant ce temps là sur la côte on attend impatiemment de pouvoir enfin ressortir les tongs.

http://fr.myspace.com/minamaymusic