mercredi 20 mai 2009

SEBASTIEN SCHULLER : « Evenfall »- Album : Rencontre du 3ème type…



The Border (sans player)

Rencontrer Sebastien Schuller n’est pas de tout repos. Le RDV était initialement prévu près de Pigalle dans une rue d’origine un peu olé olé. Le repérage Google maps est vite expédié : temps de parcours estimé à 15 mn, tout compris (marche incluse). Ca le fait. Jusque là tout va bien. Puis, un coup de téléphone labellisé brouhaha m’informe à une heure du RDV que l’entretien aura finalement lieu au «Au rendez-vous des amis », situé au 23 de la rue des Abbesses (Paris - Montmartre), un peu plus haut, donc, à 19H30 (GMT) tapante.
Enfin, c’est ce que comprend mon téléphone cellulaire.
En temps normal, j’ai tendance à faire confiance à ce que me raconte mon téléphone cellulaire.

Grossière erreur.

Je hèle un métro avec mon pass navigo à 19H10 et quelque en tentant vaguement de me concentrer sur les questions que je n’ai pas eu le temps de préparer. Il est 19H25 quand je remonte la rue des Abbesses côté impairs. Météo oblige. Même si pour être très honnête, à 19h25, rue des Abbesses, ce jour là, il faisait plutôt beau.
J’arrive face au 23. Je reste coi et juste en face pour être très précis.

« C’est quoi ce bordel ? ».

Je maugréé.

Je passe un coup de téléphone rapide à qui de droit.

Il est 19h27.

A l’autre bout du fil imaginaire, qui de droit me dit que j’ai bien RDV au 23 mais de la rue Gabrielle et pas du tout au 23 de la rue des Abbesses.
Je raccroche, limite abasourdi (pour rester poli).

« T’as rien compris ou t’es vraiment trop con ? ».

Voilà ce que je pense de moi à cet instant précis.

Il est 19H30 et je ne sais pas du tout où se trouve cette rue Gabrielle.

Un ange passe. 

J’en profite pour lui demander mon chemin.

A 19H45, j’arrive « Au rendez-vous des amis », tout dégoulinant de stress.

Je viens de passer le dernier quart d’heure à faire de l’escalade approximative dans les rues de Montmartre en me perdant plusieurs fois.

Sebastien Schuller est attablé en terrasse et mange un bon saucisson pas piqué des hannetons en buvant du rosé pas piqué des hannetons non plus.

« Enchanté », dis-je en regardant le saucisson droit dans les yeux.

La casquette de Sebastien me répond timidement mais poliment.

Je m’installe à l’intérieur du bar des copains en prenant mes aises. 
Il fait chaud.
J’avale un Perrier d’une traite en gobant les glaçons et la rondelle de citron qui vont avec.

Sebastien me rejoint dans la foulée et se pose à côté de moi.
Le face à face se fera de profil.

J’appuie sur la touche enregistrement de mon magnéto à piles.

(INTERVIEW)

QUAND ON A COMPOSÉ UN MORCEAU COMME WEEPING WILLOW, ON SE REND COMPTE AU BOUT DE COMBIEN DE TEMPS QU’ON VIENT DE COMPOSER UN CHEF-D’ŒUVRE.
LE MORCEAU PARFAIT. CELUI DONT ON PARLERA ENCORE DANS 1000 ANS ?

j’exagère un peu volontairement

Je ne sais pas si on s’en rend vraiment compte, en fait. Et je ne sais pas si Weeping Willow est un chef d’œuvre, d’ailleurs.
Par contre , on se rend compte qu’un morceau prend de l’importance, ça oui.
Avec les premiers retours, on sait très vite si un morceau touche plus ou moins.
Sur certains morceaux, parfois, je me dis que j’ai un truc vraiment bien et puis souvent je suis surpris parce qu’ils touchent moins que je ne le pensais au départ.
Les réactions sont souvent imprévisibles.
Sur Weping Willow, peut être qu’il y a eu une certaine justesse au bon moment ou un bon hasard autours de l’écriture.

ÇA DOIT ÊTRE DIFFICILE APRES UN 1ER ALBUM REMARQUABLE ET REMARQUÉ COMME « HAPPINESS » DE SE REMETTRE A COMPOSER DE NOUVEAUX CHEF-D’ŒUVRES , CES 4 ANNÉES D’ABSENCE ETAIENT NÉCESSAIRE POUR LA GESTATION DE CE NOUVEL ALBUM ?

D’une part,  il y’ a eu 2 ans ou j’ai fait 3 musiques de films. Ca m’a pris beaucoup de temps et beaucoup d’énergie. Du coup, la création de ce second album a pris deux années. Une année de démos et une année de production.

« EVENFALL » SEMBLE TRÈS TRAVAILLÉ, PLUS ABOUTI, IL ME SEMBLE, QUE LE PRÉCÉDENT ALBUM ?

je me rend compte en posant ma question débile que je boulette involontairement en direct live. Pour faire diversion, je pose pleins de questions en mode rafale

PARLE NOUS DE TON PROCESSIF CRÉATIF ? TU COMPOSES RAPIDEMENT. ? TU RETRAVAILLES LES MORCEAUX LONGTEMPS ? A PARTIR DE QUEL MOMENT, UN MORCEAU TE SEMBLE DÉFINITIVEMENT ABOUTI, FINI, ACHEVÉ ; STYLE GENRE « ON N’EN PARLE PLUS »,  AU SUIVANT ?
IL FAIT VRAIMENT CHAUD LÀ, 
NON ?

La composition des morceaux est généralement assez rapide mais il y a quand même des exceptions.
Parfois des morceaux vont me demander vraiment beaucoup plus de temps.
Je sais que j’ai un bon couplet et un bon refrain mais je sens qu’il il va falloir beaucoup de patience avant de trouver la suite.
Le processus de création sur mes deux albums à été à peu près le même : ça commence toujours par des démos faites à la maison.
Après, pendant l’étape de production, je commence à enregistrer.
Mes musiciens interviennent aussi beaucoup sur les morceaux.
Après l’étape studio, je retourne chez moi avec mes bandes.
Je retravaille, je trie, je sélectionne.

LA LITTÉRATURE , LE CINÉMA ET LA PEINTURE T’INFLUENCENT ET T’INSPIRENT, J’IMAGINE ?

Je suis très inspiré par tout ce qui est visuel ; les films, les paysages... Tout ce que tu peux observer dans ton quotidien. Par le graphisme aussi. Forcément toutes ces sources d’inspirations t’accompagnent ensuite dans tes idées et dans la création de tes morceaux.

A L’ÉCOUTE DE L’ALBUM, ON A L’IMPRESSION QU’UNE SEULE ET MÊME LUMIÈRE TRAVERSE TOUTES LES PISTES ?

Moi même, quand je parlais aux musiciens, je parlais de lumière pour définir certains sons et j’avais une vision assez printanière de la 1ère partie de l’album.
Avec un peu de recul, pour moi l’album pouvait se lire comme une journée.
Les 1ers morceaux ayant une approche plus matinale, jusqu’au soleil éclatant de midi de « The Border » ; et une deuxième partie de l’album, peut être, un tout petit peu plus sombre, plus orientée vers le crépuscule.

ÇA T’ARRIVE DE PLEURER A L’ÉCOUTE D’UN DE TES PROPRES MORCEAUX ?
PARCE QUE DES FOIS NOUS, JE NE T’EXPLIQUE PAS.

Ca m’est déjà arrivé d’être très ému. Très ému d’avoir trouvé un thème dans le moment de création. J’ai un souvenir du dernier jour d’enregistrement sur un morceau d’ Happinness. Je me rappelle avoir passé des heures à écouter le morceau final, allongé sur mon canapé en regardant la lune .
Dès fois, on est content d’avoir trouver quelque chose et de célébrer certaines idées. Se surprendre soi-même génère quand même beaucoup d’émotion.
Tiens, c’est moi qui ai réussi à faire ça ? C’est toujours étonnant.

TU VIS POUR LA PLUPART DU TEMPS A PHILADELPHIE (ETATS-UNIS). MUSICALEMENT, LES ETATS-UNIS EN CE MOMENT, C’EST UN PEU LA LOOSE. A PART UN OU DEUX GROUPES UN PEU BRANCHOUILLE DE BROOKLYN ET UN BARBU A CHEMISE A CARREAUX QUI PLEURE PLUS QU’IL NE CHANTE, JE VOIS PAS ; EXCEPTION FAITE DE BEIRUT, DE SUFJAN STEVENS ET D’ANIMAL COLLECTIVE QUI SONT EUX PLUTÔT DU GENRE HORS CATEGORIE.

Il y a plein de groupes hors catégorie que je trouve fantastique aux Etats-Unis (sourire)
Je sens l’amélioration des groupes français et de la musique française.
D’une certaine manière, elle n’a plus à avoir honte ou peur de s ‘exprimer ou de s’exporter. Donc, ça c’est déjà assez fantastique car c’est assez récent.
Et là, je ne parle pas de la « french touch ». Je trouve la deuxième version d’extension musicale française beaucoup plus intéressante que celle qui se cachait juste derrière un beat à la Daft Punk. Mais malgré tout, je reste assez bouleversé par ce qui vient de l’étranger et notamment des Etats-Unis.
On a peu de chose équivalente en terme mélodique.

LES GROUPES FRANÇAIS QUE TU APPRÉCIES PARTICULIÈREMENT ?

Dominique A , M83, Benoit de Villeneuve, Daniel Darc, Frédéric Lo…

ON T’AS COMPARÉ SOUVENT A THOM YORKE. C’EST PAS TROP FRUSTRANT A FORCE ? BON, EN MÊME TEMPS, J’AI L’IMPRESSION QUE TU ENTRETIENS LA CHOSE. TON REMIX DE NUDE ETAIT TOUT SIMPLEMENT PARFAIT.

Non, ça me saoule pas. C’est un artiste que j’aime beaucoup, que j’ai énormément écouté. La comparaison n’est pas blessante. Ca serait la réduction qui serait gênante.
Le remix de « Nude » a été fait en une nuit à l’arrache en plein enregistrement de l’album. Ca m’a amusé de le faire même si je n’y ais pas consacré assez de temps.

On pourrait parler des heures mais Sebastien à RDV avec le concert de Beirut à l’Olympia.
On se quitte en se serrant la main. Je lui demande une dernière petite chose.
« Tu pourrais m’écrire un petit texte présentant « The Border » ?
J’aimerai bien le mettre en ligne demain matin, si possible.
Sebastien ne dit pas non et s’éclipse discrètement alors qu’il fait encore jour.

Le lendemain, je reçois ce petit texte dans ma boite email.

« How much time will it take
To decide and to reflect
When it comes time to make the choice
For this alternative life
in your white dress twirling around
when the light s bounced on your face
I just doubt it could disappear »

Sebastien Schuller

Je me rappelle avoir passé des heures à écouter ma boite mail en regardant la lune.


vendredi 15 mai 2009

Playlist ELDIA …



Ci-dessous, la même playlist mais sans player Imeem. Pour écouter les morceaux dans leur intégralité, le plus simple est de just click it sur les liens numérotés de 1 à 8 (voir plus bas). Pourquoi faire compliqué (avec player Imeem) quand on peut faire simple (sans player Imeem, donc).
(soupirs)

1_ Spoon / You've got your cherry bomb
2_ Figurines / Let's head out
3_ The Sound Of Failure/ Flaming Lips
4_ Only Love Can Break Your Heart / Neil Young
5_ Sabotage "Beastie Boys - Ill Communication"
6_ "I Hate Hate" / Cornélius
7_ On the beach / Neil Young
8_ St Petersburg / Supergrass

La bio officielle :

Laurent Blot, Mathieu Rosenzweig, Patrick Phelpin, Alex Brihat et Adrien Pamart, originaires du Michigan, se rencontrent en 1997 en haut d'une pyramide Inca. Ayant participé, non sans succès, au sacrifice humain d'une dizaine de jeunes volontaires, les cinq camarades décident de délaisser le Dieu Soleil pour former le groupe de pop ELDIA.
Ils enregistrent plusieurs EP, un album intitulé « And all the People on the Ship say land oh », et donnent plusieurs concerts dans la vieille Europe, à Paris, Londres, Liverpool et Manchester.
En avril 2009, ils sortent un nouvel EP : « Favorite Murderer », en avant-goût de l’album à paraitre en octobre 2009.

La playlist :

1_ Spoon / You've got your cherry bomb

C'est un de mes groupes préférés et je trouve aussi que c'est un des groupes les plus excitants du moment. Je les ai découvert en première partie d'Interpol il y a quelques années, et autant j'avais trouvé le concert d'interpol minable, autant c'était bien la première fois que je devenais accro d'un groupe dont j'avais jamais entendu parler. Cet espèce de mélange de Beatles, de soul de blanc texan et de Krautrock me rend zinzin.

Laurent (Eldia)

2_ Figurines / Let's head out

Un autre de mes groupes préférés. Je trouve qu'on partage un certain son avec ce groupe; même si les pays scandinaves (ils sont danois) sont plus empreints de culture Anglo-saxonne que nous, ils font une musique anglaise qui justement ne sonne ni anglaise, ni américaine. C'est ce que je me dis quand je pense à ce que nous faisons.

Laurent (Eldia)

3_ The Sound Of Failure/ Flaming Lips

C'est une chanson et un disque que l'on a beaucoup écouté pendant notre enregistrement l'été dernier à Nashville la Forest.
C'est un morceau vraiment planant, très représentatif de l'ambiance qu'il y avait dans cette maison dans laquelle on avait notre studio.
Il y avait du soleil, beaucoup de fraicheur dans nos verres... On portait la moustache, nous étions très heureux.

Adrien (Eldia)

4_ Only Love Can Break Your Heart / Neil Young

Ce morceau est vraiment tout simple mais tout est là. Tu es sur un cheval (que tu saches ou non en faire), avec une grosse barbe et un chapeau...
Tu descends le boulevard Barbes avec plein d'idées en tête. Juste réfléchir. Se laisser porter par l'humeur amoureuse du moment.

Adrien (Eldia)

5_ Sabotage "Beastie Boys - Ill Communication"

Le rock à guitares, Led Zep, AC/DC, White Stripes, tous ces trucs de motards braillards ?
De la synth-pop glaciale, une pop synthétique cradingue et sexy à la fois ?
Pourquoi pas !
Un petit Beastie ? Encore et toujours !!!

Alex (Eldia)

6_ "I Hate Hate" / Cornélius

Au départ, découvert par hasard sur une compilation électro lorsque j'étais encore fan de thrash mais que mon esprit désirait s'ouvrir sur le monde.
J'achète donc l'album et je suis très déçu par le reste, je le range pendant deux ans le temps que mon cerveau évolue un peu, puis je le ressort et alors je l'écoute en boucle.
Cette chanson est en quelque sorte la passerelle qui m'a amené vers d'autres genres musicaux, alors merci Cornélius.

Pat (Eldia)

7_ On the beach / Neil Young

On the Beach c'est le titre d'un album trop méconnu de Neil Young.
C'est aussi le titre de la chanson phare de cet album, celle qui donne toute la couleur du disque et surtout qui illustre parfaitement l'état d'esprit dans lequel il l'a enregistré.
Un album calme, nostalgique et beaucoup plus personnel que les autres.
Le titre On the Beach s'écoute à peu près partout sauf à la plage! Une sorte d'introspection de 7min durant laquelle le jeune cow-boy se révèle un peu plus et éveille en vous des sentiments bien enfouis... Cette chanson a accompagnée toute une période importante de ma vie et si elle n'avait pas été là, je n'aurais probablement jamais aimé les courgettes !!!

Mathieu (Eldia)

8_ St Petersburg / Supergrass

St Petersburg n'est peut-être pas la 1ère destination que j'aurais choisi, mais accompagné par cette chanson de Supergrass, je pars où tu veux les yeux fermés!
Un mot sur la table avec écrit dessus un "au revoir, à bientôt", le téléphone laissé à côté, une valoche avec le strict minimum dedans, de quoi écouter ce morceau en boucle et te voilà parti sur les routes.
Avec ce titre, tu laisses tout derrière toi et puis tu vois bien où ça peut te mener. Ce qui est bien c'est qu'en 3min seulement, tu as quand même le temps de partir très loin! Et puis bah si tu veux revenir, tu n'as qu'à la remettre à nouveau !

Mathieu (Eldia)


(Eldia), 15 mai 2009
http://www.myspace.com/eldia

Le plat du jour du mois de mai : SEBASTIEN SCHULLER, « The Border » extrait de « Evenfall »- (album). L’invitation au voyage…



How much time will it take
To decide and to reflect
When it comes time to make the choice
For this alternative life
in your white dress twirling around
when the light s bounced on your face
I just doubt it could disappear

Sebastien Schuller, 15 mai 2009

« The Border » (sans player)

mercredi 13 mai 2009

POLAR STRONG : « Young Virgin »-Ep. Anarchy In The Aquitaine…



L’autre jour en rangeant mon garage à disques, j’ai trouvé cet étrange objet. Un disque blanc à peine plus grand qu’un cd, avec des sillons comme on n’en fait plus, estampillé Polar Strong. Des bordelais discrets, prêts à mettre le feu aux poudres, et surtout à jouer plus vite que la musique. Apparemment ce sont des hollandais (A Fistful Of Records) qui ont sorti ça, parce qu’ici ça branchait personne de sortir un 45 tours avec une jeune vierge attachée sur la pochette, attendant patiemment une mort certaine sous l’assaut de deux esquimaux armés. Fallait vraiment être hollandais pour sortir ça. Ou fou (ordre aléatoire).

Le même morceau mais sans player Imeem (just click it) :


mardi 12 mai 2009

KID BOMBARDOS : «I Round The bend»-Ep. Chandail, Hogan, canelés & rock’n’roll…



Quand un adversaire en short labellisé ring-ring vous balance un super coup de poing en pleine face en imitant Sylverster Stallone dans la fièvre du samedi soir, la meilleure tactique consiste à tenter d’esquiver la deuxième salve qui normalement arrive très, très vite juste après. Pour ne pas dire dans la foulée. 
J’ai rien contre Rocky Balboa ni John Travolta mais j’ai jamais été très à l’aise face à un adversaire musclé qui transpire du dentier en criant comme une bête « Adrienne ». Je ne suis pas non plus très à mon avantage sous une boule à facettes, Il faut bien le dire. Question de souplesse, j’imagine. Ou de clairvoyance.

Les Kid Bombardos ne portent pas de short ridicule qui tombe sur les genoux, ne ressemblent ni de près ni de loin à John Travolta, encore moins à Rocky, et leurs sons ne vont pas enflammer les dancefloors à forte concentration en tampax à fleurs et en solution biactol; mais l’uppercut stylé de leur 1er EP devrait en mettre plus d‘un ou d’une knock-out. K.O, en français dans le texte.

Ils sont très jeunes, très talentueux, très bordelais et pile poil quatre (3 Martinelli & un Loridan), ce qui tombe plutôt bien pour un quatuor.

INTERVIEW COUP DE POING

Les KID BOMBARDOS, c’est un peu une histoire de famille, non ?

Oui dans le groupe on est 3 frangins et un ami d'enfance mais là depuis tellement longtemps qu'il est rentré aussi dans la famille ! C'est tout naturellement qu'on a choisi le nom que portait notre arrière grand père sur le ring, quand il était boxeur au Maroc dans les années 20 !!!

Vous dites être inspirés par le Velvet, les Stones, les Doors, les Beatles et les Strokes. Vous pourriez préciser un peu plus, parce que là franchement comme spectre musicale plus large au niveau des influences, je vois pas ?

Ben en fait , il est beaucoup plus vaste encore, de Dominique A à Leonard Cohen et des Specials à Herbaliser en passant par les Smashing Pumpkins et les Jesus and Mary Chain... En fait on a toujours grandi dans la musique, nos parents étaient fan de Brassens, Dylan, les Beatles, Les Mamas and the Papas, Noir Désir etc… et mon oncle (le frère de notre père) est un érudit de musique qui a avalé tout le rock anglo-saxons et la scène indé francaise; de Belle and Bebastian aux Little Rabbits.

Les 5 titres de ce 1er Ep dégagent une classe so british. « I’m Gonna Try », étant, à mon avis, le morceau, le plus abouti et le plus énervé, surtout à la fin. C’est l’air du sud-ouest qui vous donne cette pêche d’Eurostar ?

On a toujours adoré ce flegme anglais, aussi bien dans la musique que dans le cinéma ou la littérature, et aussi dans la mode !!! Le groupe le plus classe du monde restera toujours pour nous les Specials; la classe absolue !!!

Parlez nous de la scène rock bordelaise?

Je dois dire qu'on est pas mal gâté a Bordeaux de ce coté là, surtout quand on a commencé a jouer en ville il y a 2 ou 3 ans ; on s'est aperçu du foisonnement des groupes de rock qui ont pris d'assaut toutes les bonnes caves bordelaises, avec plus ou moins de succès mais l'intérêt réside surtout dans l'envie de jouer et de garder cet esprit rock si cher a cette ville.


La suite de l’histoire de famille à court et moyen terme ?

Concerts, concerts , concerts et encore quelques concerts je pense, on va essayer de jouer encore plus, quelques festivals cet été et ensuite on espère l'album qui viendra un peu plus tard, mais on se fixe surtout comme objectif de jouer et jouer encore !

Le même morceau mais sans player Imeem, au cas où (just click it) :


http://www.myspace.com/kidbombardos

lundi 11 mai 2009

CHICROS : (teaser) « What’s new today on TV ? »…





ATTENTION : contenu pouvant VRAIMENT très heurter certaines sensibilités

(Certaines SENSIBILITÉS très SENSIBLES pourront REGARDER cette VIDÉO en fermant les YEUX afin d’éviter VRAIMENT de se TRÈS heurter au contenu de cette VIDÉO un peu OLÉ OLÉ, surtout à la FIN mais aussi au DÉBUT et je ne vous dis pas au MILIEU).



« Back In the Wild », extrait de « Sour Sick Soul » (1er album)

jeudi 7 mai 2009

Playlist KID BOMBARDOS…



Kid bombardos, c’est trois frères et un ami d’enfance, mais surtout une bande de potes qui se connaissent très bien.
Tout a commencé dans la chambre de Simon, la batterie dans un coin, les amplis ont suivi, ainsi que les premières répètes jusqu’à il n’y a pas si longtemps.
Cet endroit était un point de rendez vous pour la musique, le dimanche et les après-midi de libres.
Le nom du groupe a été depuis le début KID BOMBARDOS, le nom que portait l’arrière grand père Martinelli sur le ring de boxe au Maroc dans les années trente.
Cela fait maintenant trois ans qu’on joue, et ce n’est que le début de la route.
Ce qu’on veut c’est vivre des moments vrais et forts, de faire le plus de concerts possible, avec un album dès que possible.

1_ The Velvet Underground : Who Loves The Sun

Ce morceau a été un de ceux qui a le plus tourné dans l’autoradio cassette de nos parents pendant les longs voyages : un morceau mythique avec le petit plus du velvet : un passage complètement fou au milieu de la chanson.

2_ The Specials : Ghost Town

Une des meilleures chanson de tous les temps, une atmosphère fantomatique, un son de trombone à faire pleurer et soudainement cet élan de joie et de folie qui retombe aussi vite qu‘il est arrivé.
En plus cette chanson évoque ce qui se passe chez nous à Bordeaux :
«all the clubs have been closed down…»

3_ Minuscule Hey : Mississipi

Une chanson qui a rendu fou toutes les personnes qui ont eu la chance de les voir en live. C’est sûr, ce refrain vous hantera encore longtemps.

4_ The Strokes : Is This It

La claque de ce début de siècle !!
Première chanson du premier album.
Un chef d’œuvre !!

5_ The Jesus and Mary Chain : Darklands

Une autre grosse influence, disque de chevet de notre oncle, cet album est un classique et cette chanson crépusculaire un hymne au mal-être.
Cette chanson explore nos cotés les plus obscurs et les moins avouables !

6_ Good Old Days : Riding Our Bicycle

Les paroles de cette chanson sont les mémoires de notre enfance, une musique qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche plus.
Un groupe à surveiller comme le lait sur le feu.

7_ Josef K : Sorry For Laughing

Un groupe découvert beaucoup trop tard ! Cette chanson est une petite merveille :
un rythme tendu, des guitares qui se répondent à la perfection, un chanteur charismatique, un style d’avant-garde pour l’époque : attention groupe culte !

8_ A Tribe Called Quest : Can i kick it ?

Un bon vieux rap old school qui groove à mort sur un sample de Lou Reed, je vous le dis : ces gars avaient la bonne recette !

Kid Bombardos, 7 mai 2009

http://www.myspace.com/kidbombardos

La même playlist mais sans player Imeem ; player qui entre nous commence fortement à m’agacer, enfin bref ! Pour écouter les morceaux sans player , il suffit de cliquer sur les petits liens numérotés de 1 à 8 (voir plus bas). Cela demande un petit effort au niveau de l’index mais bon, au final c’est l’assurance d’écouter les morceaux dans leur intégralité. Ce qui n’est pas forcément le cas avec le player Imeem. (misère)


1_ The Velvet Underground : Who Loves The Sun
2_ The Specials : Ghost Town
3_ Minuscule Hey : Mississipi
4_ The Strokes : Is This It
5_ The Jesus and Mary Chain : Darklands
6_ Good Old Days : Riding Our Bicycle
7_ Josef K : Sorry For Laughing
8_ A Tribe Called Quest : Can i kick it ?

mercredi 6 mai 2009

lundi 4 mai 2009